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L’annonce est finalement conforme aux prévisions faites depuis quelques mois. Le Team Belgium partira avec 30 athlètes aux Jeux Olympiques d’hiver de Milano Cortina 2026. Une affluence historique pour le sport hivernal en Belgique. La précédente plus grande délégation était composée de 27 athlètes. C’était... en 1936 à Garmisch-Partenkirchen, il y a 90 ans ! 

Le Chef de Mission pour Milano Cortina, Olav Spahl, est évidemment très heureux de battre ce record. «C’est super ! Ça montre le développement des sports d’hiver en Belgique. Et ça se voit dans plusieurs sports différents.» Le Team Belgium sera représenté dans 9 sports en Italie. «En plus les fédérations ont établi des critères de sélections très stricts, et de nombreux athlètes ont satisfait à ces niveaux élevés qu’on exige. C’est donc un très bon signal pour les sports d’hiver et le sport de haut niveau en Belgique.»

La délégation belge est donc grande par sa quantité mais aussi par sa qualité. «Si on regarde le niveau des athlètes dans les différentes compétitions, il y a un champion olympique, il y a des médaillés olympiques, il y a une championne du monde, il y a ceux qui ont été sur le podium pendant la Coupe du monde. Il y a une athlète qui a gagné la Coupe du monde globale cette saison», explique Olav Spahl. «Et on voit ça aussi dans tous les sports qui sont sélectionnés, qu'il y a un niveau assez, assez élevé, sans exception. Dans tous les sports, on trouve des athlètes avec l'ambition réelle d'envisager un top 8 mondial»

Les ambitions ? Mieux qu’à Pékin ! 
Lors des Jeux Olympiques de Pékin, le Team Belgium avait ramené 6 Top 8 dont 2 médailles - Bart Swings en or et Hanne Desmet en bronze. Pour Milano Cortina, le Team Belgium vise de faire mieux qu’à Pékin. «Si on obtient plus de Top 8 dans plus de sports différents avec plus des athlètes et avec plus de médailles, alors on aura atteint l’objectif», explique Olav Spahl qui distingue cependant les objectifs du Team Belgium et les objectifs personnels. «Ce sont les athlètes qui formulent leurs ambitions. Si on parle avec un champion olympique, il veut une nouvelle médaille d’or. Si on parle à une championne du monde dans sa discipline, c’est pareil. Mais pour certains, être aux JO c’est déjà un énorme succès. Pouvoir réaliser son rêve olympique qui a commencé dès tout jeune, c’est une réussite en soi !»

« Et il y a encore toute une série d'athlètes qui ont tout donné pour se qualifier pour les Jeux, mais qui n'y sont malheureusement pas parvenus. Nous leur témoignons également notre respect. Car selon l'idée olympique de Pierre de Coubertin, ce n'est pas seulement la victoire qui compte, mais aussi le fait d'avoir bien combattu. » 

Une délégation, trois communautés 
Le Team Belgium n’aura jamais aussi bien porté son nom. Avec des athlètes francophones et néerlandophones, mais on retrouve également 3 germanophones (10% de la délégation), avec les trois biathlètes Marisa Emonts, Thierry Langer et Marek Mackels. La dernière fois qu’une délégation présentait 3 germanophones c’était lors des Jeux Olympiques d’été de Mexico 1968 avec Roswitha Emonts-Gast, Freddy Herbrand et Leo Dütz !  

«Je trouve ça vraiment bien pour une délégation du Team Belgium d’avoir des athlètes des trois Communautés. Cela montre aussi que toutes les trois communautés ont une ambition olympique réaliste. Le sport de haut niveau en Belgique est une co-création des acteurs du sport de haut niveau, avec Sport Vlaanderen, l’ADEPS, le COIB et Ostbelgien. Et on voit qu’Ostbelgien a une politique ciblée sur les athlètes germanophones en biathlon et que cette politique fonctionne.»

Des athlètes confirmés, des petits nouveaux 
Le Team Belgium part en Italie avec des athlètes confirmés, comme Bart Swings, qui rejoint Max Houben au record du nombre de participations aux JO d’hiver (4). On notera également que chez les femmes, Loena Hendrickx et Kim Meylemans participeront à leurs 3e Jeux Olympiques d’hiver, rejoignant Elfje Willemsen au record féminin du nombre de participation.  

On a aussi la participation pour la première fois de relais en short-track (relais hommes et relais mixte). «C’est le résultat d’un projet soutenu depuis déjà sept ans”, explique Olav Spahl. “Et on voit que maintenant ça porte ses fruits, c’est très intéressant ! C’est aussi le cas avec le biathlon. On voit aussi qu’avec un suivi médical plus proche, avec un entraînement ciblé et bien coordonné plus d’athlètes arrivent à leur objectif.»

Comment ne pas non plus mentionner la benjamine de la délégation ? Sky Remans, 15 ans, a créé la sensation en se qualifiant en snowboard lors de la dernière manche de coupe du monde avec une 5e place. «Sky n’est pas tellement une surprise pour nous. Elle fait partie du projet BeGold depuis un certain temps. Elle était présente à Rio Maior pour le stage Team Belgium des athlètes d’hiver. Donc elle était sur nos radars”, tempère Olav Spahl. “La plus grande surprise pour nous c’est qu’on ait deux places de quotas en snowboard !» 

Des Jeux éclatés 
C’était annoncé, ces Jeux Olympiques présentent des sites de compétition éparpillés dans tout le nord de l’Italie. Un défi logistique qui n’effraie pas le Chef de Mission. «On a déjà eu ce genre de défis logistiques avec Pékin, PyeongChang ou même Sotchi. Le plus exigeant est d’avoir un suivi médical et logistique dans cinq clusters différents, pour satisfaire aux exigences des athlètes et des fédérations. Mais on le savait et on l’a anticipé. Le plus grand défi ne sera pas pour les athlètes mais bien pour certaines personnes de l’encadrement entre les différents sites. À la maison on zappe et on passe du biathlon au short-track en une seconde. En réalité il y a entre 7 et 9h de déplacement entre les deux.»

Un dernier mot du Chef de Mission 
Avant de s’envoler pour le nord de l’Italie, le Chef de Mission tenait encore à adresser un mot aux athlètes : «Je veux vous féliciter pour votre qualification. La sélection pour les JO est le résultat d’un long processus. Maintenant aux Jeux, tous les compteurs sont mis à zéro, donc tout est possible, rien n’est joué d’avance ! Aimez ce que vous faites, appréciez les efforts faits jusqu’ici et saisissez les opportunités aux JO de Milano Cortina. Carpe Diem.»