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Après la Première Guerre mondiale, le Comité International Olympique (CIO) a choisi Anvers pour accueillir les Jeux Olympiques de 1920. Les organisateurs ont surmonté de nombreux obstacles pour offrir une édition des Jeux qui est toujours reconnue pour ses contributions durables au sport, à l'égalité des sexes, à l'unité et à la paix. Cent ans plus tard, alors que le monde entier lutte contre la pandémie dévastatrice de COVID-19, les Jeux Olympiques d'Anvers 1920 continuent d'exister comme un symbole de solidarité et de reconstruction.

La Première Guerre mondiale a laissé le monde dans un état de désolation. Les combats ont fait de nombreux morts, ruiné des villes entières et paralysé les économies. L'idée que des milliers d'athlètes se rassemblent à Anvers, en Belgique, était quasiment inimaginable. Un rapport officiel a même déclaré que l'idée était "presque une folie".

Et pourtant, les Jeux de la VIIe Olympiade ont eu lieu du 14 août au 12 septembre 1920, soit deux ans à peine après l'Armistice. Ils ont réuni 29 pays des cinq continents. Anvers a été choisie en hommage au lourd tribut payé par la Belgique pendant la guerre et ces Jeux demeurent encore aujourd'hui un symbole d'espoir, de résilience et de paix.

Cent ans plus tard, alors que la propagation spectaculaire de la COVID-19 perturbe notre vie quotidienne, nos communautés, nos entreprises et les Jeux Olympiques eux-mêmes, l'édition d'Anvers 1920 continue de nous offrir de précieux enseignements.

Ainsi que l'a déclaré le président du CIO, Thomas Bach : "Aujourd'hui, le monde est une fois de plus confronté à des temps incertains et difficiles. L'humanité se trouve actuellement dans un tunnel obscur. Les Jeux Olympiques de Tokyo 2020 peuvent être la lumière au bout de ce tunnel."

Surmonter les obstacles

L'ampleur du défi que devait relever Anvers était immense. Avec moins de deux ans de planification entre la décision du CIO et le début prévu des Jeux, le temps n'était pas du côté des organisateurs qui ont dû adapter les préparatifs à une économie d'après-guerre chancelante.

Bon nombre des 2 626 athlètes en lice, originaires de 29 pays, ont dû dormir sur des lits de camp pendant toute la durée des Jeux. Ils ont toutefois remporté d'importants succès sportifs, devenant de véritables sources d'inspiration pour une nouvelle génération d'athlètes en Belgique et partout ailleurs.

La nageuse américaine Ethelda Bleibtrey a remporté des médailles d'or dans toutes les épreuves inscrites au programme de natation féminine lors des Jeux de 1920, battant au passage trois records du monde. En dehors des bassins, son influence se révélera encore plus grande : on lui attribue le mérite d'avoir inspiré des générations d'athlètes féminines américaines, son succès annonçant également un changement radical en matière d'égalité des sexes dans tout le pays. Quant à Paavo Nurmi, surnommé le "Finlandais volant", il a gagné trois médailles d'or et une médaille d'argent, débutant sa carrière comme l'un des athlètes masculins les plus titrés de l'histoire olympique. Le tireur suédois de 72 ans, Oscar Swahn, lequel a décroché une médaille d'argent en tir, est pour sa part toujours l'athlète le plus âgé à avoir remporté une médaille olympique.

Symboles Olympiques durables : unité, sportif et paix

Le message d'unité qu'Anvers 1920 a envoyé au monde est encore plus important que les exploits individuels. C'est la première fois que le drapeau olympique a été hissé aux Jeux, la première fois que le serment olympique a été prêté et la première fois que des colombes ont été lâchées en symbole de paix.

Conçu par le baron Pierre de Coubertin, fondateur du CIO, en 1913, l'emblématique drapeau à cinq anneaux est un symbole d'unité. Il est toujours hissé lors de la cérémonie d'ouverture et remis au maire de la prochaine ville hôte de la manifestation lors de la clôture des Jeux.

Lors de la cérémonie d'ouverture d'Anvers 1920, l'athlète belge Victor Boin est devenu le premier athlète à lire le serment olympique, une tradition qui s'est poursuivie à toutes les éditions des Jeux depuis.

Autre première : le lâcher de colombes, symbole de paix mis en valeur jusqu'à aujourd'hui par chaque édition des Jeux Olympiques. Aux Jeux d'hiver de PyeongChang 2018 par exemple, les participants à la cérémonie d'ouverture se sont réunis pour former une colombe symbolique de la paix, éclairant le stade et les écrans du monde entier. 

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