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Assurée de participer aux Jeux Olympiques de Tokyo cet été depuis samedi dernier et la victoire du relais mixte belge dans l'épreuve de qualification olympique de Lisbonne samedi dernier, Claire Michel a été félicitée officiellement par le bourgmestre de sa commune Woluwé-Saint-Pierre, jeudi après-midi. L'événement avait lieu à SportCity, le centre sportif de la commune de la région bruxelloise où la meilleure triathlète belge sur distance olympique peut profiter régulièrement de la piscine olympique et de la piste d'athlétisme pour s'entraîner.

C'est l'aboutissement d'une longue période de revalidation. "En octobre 2019, je me suis fracturée la rotule en sept morceaux (lors d'une chute à vélo en ville, NDLR). À cette époque, les JO n'étaient pas encore reportés. C'était une course contre-la-montre pour être rétablie. Quand il y a eu le report, j'ai eu plus de temps pour me remettre. J'ai eu de la chance dans ma malchance. Au départ les médecins ne me l'avaient pas dit, mais il fallait 18 mois pour récupérer. Et là aujourd'hui, nous y sommes."

Si la Bruxelloise est assurée de disputer avec les Belgian Hammers le relais mixte, nouvelle épreuve des JO, le 31 juillet, elle est aussi qualifiée pour l'épreuve individuelle du 27 juillet.

"Les deux dernières courses ont été très positives, notamment à Yokohama (épreuve des World Series qu'elle a terminée en 9e position le 15 mai, NDLR). Aux Jeux, je vise la performance. Je serais satisfaite si je pouvais me dire que j'ai été très bonne dans les trois sports. Cela pourrait se traduire par un Top 12", a précisé celle qui occupe justement la 12e place actuelle au ranking mondial.

D'ici les Jeux, Claire Michel disputera le 6 juin la prochaine manche des World Series à Leeds en Angleterre. Elle repartira en stage ensuite au Portugal à Monte Gordo, en Algarve, où elle s'est déjà entraînée avec son groupe de décembre à avril. Elle s'envolera ensuite pour le Japon. "Comme il existe des incertitudes sur les possibilités d'entraînement en plein air sur place, il n'est pas impossible que l'on arrive juste cinq jours avant les compétitions. On a testé cela à Yokohama et cela a bien fonctionné."  Rentrée du Japon, elle a pu mesurer l'impopularité des Jeux sur place et l'idée d'une annulation des Jeux qu'elle n'écarte pas totalement.

"Si on lit la presse. Il y a des protestations tous les jours là. Les gens disent 'on verra bien'. Mais cela ne me stresse pas parce que je peux pas contrôler. De la même façon si les Jeux sont annulés, les Jeux sont annulés. Je me prépare quand même."

Belga