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Valerie Barthelemy a été la belle surprise belge du triathlon féminin des Jeux Olympiques de Tokyo qui s'est déroulé mardi matin dans la baie nautique d'Obaida. Seulement classée 45e des 54 concurrentes, elle a franchi la ligne d'arrivée en 10e position à 3:13 de la lauréate la Bermudienne Flora Duffy. "C'est fantastique. Mon meilleur résultat en carrière", se réjouissait-elle.

Sortie de l'eau juste derrière les sept premières (17e à 54 secondes), elle s'est infiltrée dans le groupe des poursuivantes emmené par la Suissesse Nicola Spirig, championne olympique de Londres et 2e à Rio.

"J'ai roulé devant pour éviter les risques de chute et dans chaque virage j'accélérais là encore pour éviter de glisser. J'ai aussi placé des accélérations tour après tour pour faire mal aux filles derrière et sur la course à pied cela a payé. Je savais que sur dix kilomètres à pied j'aurais du mal à suivre Nicola (Spirig). Ma course à pied s'est bien améliorée et je finis dixième. Je suis super contente. Au départ, j'ignorais ce que je pouvais faire. Je me disais terminer parmi les vingt premières ce serait bien. Je savais que j'étais en bonne forme, mais je ne l'avais pas encore montré cette année. J'espère que des jeunes filles ont regardé et se sont dit 'je m'attendais pas à cela de Valerie et que peut-être moi aussi je peux aller aux Jeux Olympiques'."

Avec le passage de la tempête tropicale, les conditions de course étaient très différentes de celles redoutées, la pluie ayant remplacé la chaleur moite. "Je pense que j'étais prête à toutes les conditions. On avait fait vingt-cinq séances dans une chambre surchauffée. On était prêts à tout, on ne sait jamais ce qui peut se passer. C'est aussi un de mes points forts, je suis calme et je suis contente s'il fait chaud et je suis contente s'il pleut."

"C'est incroyable ce qu'a réalisé Valerie" s'est réjoui Nick Baeltus, le coach des triathlètes belges à Tokyo. "Elle n'a pas eu peur de prendre des risques et tactiquement c'était une course parfaite de prendre le sillage de Spirig (championne olympique à Londres, 2e à Rio et 6e à Tokyo à 39 ans pour ses 5e Jeux)."

Après la 4e place de Marten Van Riel et la 10e place de Valerie Barthelemy, le relais mixte belge semble pouvoir aborder l'épreuve samedi avec confiance. D'autant que "Jelle (Geens) est arrivé ce matin à Tokyo", a ajouté le mentor des Belgian Hammers.

Geens n'avait pu disputer l'épreuve individuelle lundi, son voyage au Japon avait dû être retardé en raison d'un test positif au Covid. Cet optimisme est tempéré par la blessure de Claire Michel.

La Bruxelloise, qui n'a jamais vraiment été dans le coup, a tenu à terminer l'épreuve malgré, visiblement, une blessure. Elle a été la 34e et dernière concurrente à franchir la ligne d'arrivée, à 15:29 de la Bermudienne Flora Duffy. Dès la ligne franchie, elle a massé son mollet gauche et n'a pu retenir ses larmes. Transportée au centre médical, elle en est ressortie quelques minutes plus tard en boîtant bas. "J'espère que ce ne sont que de simples crampes", espérait Nick Baeltus. "Sinon, nous ne pourrons pas disputer le relais. Nous n'avons pas de remplaçante." 

Belga